Relamping LED hôpitaux : IRC 90 et continuité 24/7
Vos équipes soignent en continu, et un luminaire qui scintille fatigue les yeux et fausse le diagnostic. La norme NF EN 12464-1 impose un IRC (indice de rendu des couleurs) ≥ 90 et un anti-flicker strict en zone de soins. Les fiches CEE relamping intérieur ont été supprimées en février 2026, mais la fiche BAT-TH-116 (gestion technique du bâtiment) reste pleinement active si votre établissement couple le relamping à une GTB classe A ou B.
BAT-TH-116NF EN 12464-1 santéIRC ≥ 90CEI 62471BAES / BAEH
01 · Pourquoi maintenant
Trois mille hôpitaux face à la double échéance fluo et arrêté CEE
La fin de la commercialisation des tubes fluorescents en août 2023 a créé une première tension sur l'approvisionnement. La suppression des fiches CEE relamping intérieur en février 2026 a fermé le canal de financement le plus accessible. Les établissements qui n'ont pas anticipé se retrouvent avec un parc vieillissant, une maintenance erratique et un budget contraint.
Établissements concernés
Plus de 3 000 hôpitaux et cliniques en France
3 008
Selon les données DREES 2023, le parc hospitalier français compte 1 347 hôpitaux publics, 671 ESPIC et près de 990 cliniques privées. La grande majorité utilise encore des tubes fluorescents T8 et T5 dans les zones de circulation, et un mix LED/halogène en zones de soins.
Source · DREES Panorama des établissements de santé 2023
Interdiction tubes fluo
Bascule LED intérieur devenue obligatoire
08/2023
La directive ErP / RoHS a interdit la mise sur le marché des tubes fluorescents T8 G13 et compactes culot G24 depuis août 2023. Les stocks restent commercialisables jusqu'à épuisement, mais l'approvisionnement devient erratique pour la maintenance des couloirs et zones non-soins encore en T8.
Les fiches relamping intérieur ne sont plus mobilisables
02/2026
L'arrêté du 23 février 2026 supprime BAR-EQ-110, BAT-EQ-127 et IND-BA-116. Le financement d'un relamping hospitalier passe désormais par BAT-TH-116 (GTB classe A ou B) couplé à la commande d'éclairage, le suramortissement art. 39 decies pour les structures privées, le leasing opérationnel et les programmes ARS pour les CH publics.
Source · Arrêté 23/02/2026 · JORFTEXT000053555360
02 · Ce que la norme exige
La grille NF EN 12464-1 santé, zone par zone
La norme distingue dix-sept sous-zones types dans un établissement de santé, avec quatre paramètres : Em (éclairement moyen à maintenir, en lux), UGR (éblouissement), IRC (indice de rendu des couleurs) et CCT (température de couleur). Chaque sous-zone a ses exigences propres. Le tableau ci-dessous regroupe les valeurs Tier 1 de la NF EN 12464-1:2021 et de ses guides d'application Glamox, Trilux, UNE.
Zone
Em (lx)
UGR
IRC (Ra)
CCT
Validation
Couloir hôpital · jour
100 lx
≤ 22
≥ 80
3 000-4 000 K
Tier 1
Couloir hôpital · nuit
50 lx
≤ 22
≥ 80
2 700-3 000 K
Tier 1
Hall réception et accueil
100-300 lx
≤ 22
≥ 80
3 000-4 000 K
Tier 1
Salle d'attente patients
200-300 lx
≤ 22
≥ 80
3 000 K
Tier 1
Bureau infirmier de jour
500 lx
≤ 19
≥ 80
4 000 K
Tier 1
Salle des infirmières
300 lx
≤ 19
≥ 80
4 000 K
Tier 1
Chambre patient : éclairage général
100 lx
≤ 19
≥ 80
2 700-3 000 K
Tier 1
Chambre patient : lecture au lit
300 lx
≤ 19
≥ 80
3 000 K
Tier 1
Chambre patient : examen et traitement
1 000 lx
≤ 19
≥ 90
4 000 K
Tier 1
Chambre patient : veille de nuit
5 lx
n/a
n/a
2 200-2 700 K
Tier 1
Salle d'examen général
500 lx
≤ 19
≥ 90
4 000 K
Tier 1
Salle d'examen : zone d'examen
1 000 lx
≤ 19
≥ 90
4 000 K
Tier 1
Salle pré-opératoire / réveil
500-750 lx
≤ 19
≥ 90
4 000 K
Tier 1
Bloc opératoire : éclairage général ambiant
1 000-1 500 lx
≤ 19
≥ 90
3 800-4 000 K
Tier 1
Soins intensifs (USI) : éclairage général
100 lx
≤ 19
≥ 90
3 000-4 000 K
À recouper EN 12464-1:2021
Laboratoire général
500-750 lx
≤ 19
≥ 80
4 000 K
Tier 1
Laboratoire : inspection couleur
1 000-1 500 lx
≤ 19
≥ 90
6 000-6 500 K
Tier 1
Lecture du tableau
Les lignes en valeur IRC ≥ 90 correspondent aux zones où le rendu des couleurs conditionne le diagnostic médical. Le R9 (rouge profond) doit aussi être supérieur à 50 dans ces zones, ce que la norme ne précise pas mais que la pratique hospitalière impose. Vérifier sur la fiche photométrique du fabricant.
Sources
NF EN 12464-1:2021 (boutique AFNOR), guides d'application Glamox 2023 communal-and-operating, Trilux examination-rooms et operating-theatres, UNE 2011. Les valeurs USI sont à recouper sur la version 2021 de la norme. Pour les installations sportives en hôpital (rééducation), voir la NF EN 12193 distincte.
03 · Ce dont vous avez besoin
Trois exigences santé que le tertiaire générique ignore
Un panel LED 60×60 IRC 80 sans maîtrise du flicker convient dans un open space. Posé en couloir d'oncologie, il dégrade le diagnostic visuel et épuise le personnel sur 12 heures de poste. Les trois critères ci-dessous séparent un luminaire santé d'un luminaire tertiaire.
Critère santé
01
IRC ≥ 90 dans toute zone d'examen et de soins
L'indice de rendu des couleurs conditionne la lecture des téguments, le repérage d'un ictère, l'évaluation d'une cyanose, la lecture d'une lame en laboratoire. La norme impose 90 minimum dès qu'il y a examen ou inspection couleur. Le tertiaire générique se contente de 80, ce qui dégrade le diagnostic.
Point de vigilance
Vérifier R9 ≥ 50 sur la fiche photométrique (rouge profond, critique pour les tissus humains).
Critère santé
02
Anti-flicker strict : flicker percent < 5 %
Un driver LED bas de gamme produit une ondulation à 100 Hz mesurable. Sur une journée de 12 heures en couloir, le personnel rapporte fatigue oculaire, céphalées et vertiges. Sur un écran de monitoring patient, le flicker peut générer un effet stroboscopique parasite. Le rendu d'une image médicale (endoscopie, dermatoscopie) est aussi affecté.
Point de vigilance
Exiger SVM ≤ 0,4 et Pst LM ≤ 1 sur la fiche driver, conformément à la norme CEI TR 61547-1.
Critère santé
03
Risque photobiologique RG0 ou RG1
La norme CEI 62471 classe les sources lumineuses selon leur risque pour la rétine et la peau. Une LED blanche froide non filtrée peut atteindre RG2, niveau incompatible avec une exposition longue durée du personnel et des patients. La gériatrie et la pédiatrie sont particulièrement sensibles.
Point de vigilance
Imposer RG0 (exempt) ou RG1 (faible) sur tout luminaire ambiant. RG2 réservé à des usages techniques très spécifiques avec écrans de protection.
Tendance 2026
Tunable white circadien en gériatrie et soins palliatifs
L'annexe B informative de l'EN 12464-1:2021 reconnaît les effets non visuels de la lumière (mélanopique, rythme circadien). Sans valeur prescriptive, mais avec une recommandation forte d'apport mélanopique élevé en journée (≥ 250 EML sur l\'œil) et faible en soirée (idéalement < 50 EML). Le tunable white CCT 2 700 → 6 500 K dynamique se diffuse en gériatrie, soins palliatifs et psychiatrie. Les bénéfices cliniques sont documentés sur l'agitation des patients déments et la qualité du sommeil. La pertinence reste à arbitrer en soins aigus généraux à budget contraint.
Apport jour
≥ 250 EML
Indicateur mélanopique recommandé sur l'œil
Apport nuit
< 50 EML
Stimulus faible pour préserver la sécrétion de mélatonine
04 · Combien vous économisez
Cas type modélisé : CH de proximité, 200 lits, 8 000 m²
Le périmètre porte sur 600 luminaires en zones communes (couloirs, halls, salles d'attente, bureaux infirmiers de jour, locaux médicaux non-soins). Les zones critiques (blocs, USI, imagerie) sont traitées hors relamping ambiant. Les chiffres ci-dessous sont modélisés à partir d'hypothèses transparentes, ils servent d'ordre de grandeur et non de devis.
Parc actuel
227 760 kWh/an
41 000 €/an
600 × 65 W moyenne ballast inclus × 5 840 h cumulées par an (16 h × 365). Tarif jaune CH ≈ 0,18 €/kWh 2026.
Parc rénové
105 120 kWh/an
18 900 €/an
600 luminaires LED 30 W effectifs (panels 60×60 IRC 90, downlights IRC 90, linéaires IP54 couloirs), gradation horaire crépusculaire et abaissement nocturne 30 % en zones de transit non-soins.
Bilan financier modélisé
Économie/an
122 600 kWh/an · 22 100 €/an
Coût HT
270 000 € HT
(A) Sans aide
12,2 ans
Coût HT divisé par l'économie annuelle en kWh, sans levier réglementaire.
(B) Avec fiche GTB survivante
7-8 ans
Fiche CEE survivante gestion technique du bâtiment (GTB) classe A ou B, active jusqu'en 2030. Prime CEE couplée à la gradation nocturne 30 % en puissance.
(C) Couplage leasing opérationnel
Flux positif dès la première année
Location financière sur 7-10 ans, mensualité couverte par l'économie en kWh. Préserve la capacité d'investissement pour les priorités médicales (imagerie, dispositifs médicaux).
Premium hospitalier : IRC 90+, IK10, anti-flicker, garantie 5-7 ans, pose nocturne sans interruption d'activité, dépose sélective certifiée Recylum. Couplage GTB (gestion technique du bâtiment) BAT-TH-116 (actif jusqu'en janvier 2030) + optimisation par détection de présence + suramortissement art. 39 decies (CH privé / ESPIC) ramènent le temps de retour réel sous 8 ans.
Hypothèses du modèle
Tarif kWh effectif 0,18 €/kWh (tarif jaune CH 2026, hors taxes locales). Heures cumulées 5 840 h/an (16 h × 365, zones communes en activité diurne avec gradation nocturne 30 % puissance). Coût 450 € HT par luminaire posé en marché hospitalier (premium IRC 90, anti-flicker, IK10, garantie 5-7 ans, pose nocturne sans interruption d'activité, dépose sélective Recylum). Forfait BAT-TH-116 mobilisable sur la composante GTB couplée. Suramortissement art. 39 decies à expertiser pour les CH privés et ESPIC.
Le modèle ci-dessus est un cas type pédagogique. Il n'est pas issu d'un retour terrain sourcé. Pour un préchiffrage sur votre établissement, l'audit photométrique réel par un éclairagiste santé est nécessaire.
À retenir
Trois décisions à acter avant la commission travaux santé
01 · Réglementation
La norme NF EN 12464-1 impose un rendu des couleurs IRC ≥ 90 en zones de soins avec exigence anti-flicker stricte (Pst LM < 1, SVM < 1) pour ne pas troubler le diagnostic. L'éclairage de sécurité (blocs autonomes BAES/BAEH) reste réglementé séparément.
02 · Levier cœur GTB BAT-TH-116
La fiche BAT-TH-116 finance la GTB (gestion technique du bâtiment) classe A ou B intégrant l'éclairage gradable sur protocole DALI-2. Active jusqu'en janvier 2030. Elle génère une prime CEE et réduit la puissance des zones communes de 30 % en horaire nocturne.
03 · Leasing opérationnel
La location financière sur 7 à 10 ans étale la charge sur le compte d'exploitation et préserve votre capacité d'investissement sur les priorités médicales (imagerie, dispositifs médicaux). Pour les établissements privés et les ESPIC, le suramortissement art. 39 decies reste à expertiser avec un fiscaliste.
05 · Comment vous le financez
BAT-TH-116, suramortissement et leasing : trois leviers post-arrêté 2026
L'arrêté du 23 février 2026 supprime les fiches BAR-EQ-110, BAT-EQ-127 et IND-BA-116. Aucune fiche CEE éclairage intérieur ne reste mobilisable en frontal. Le financement passe désormais par BAT-TH-116 (gestion technique du bâtiment, GTB, classe A ou B avec commande d'éclairage), le suramortissement art. 39 decies pour le secteur privé hospitalier, et le leasing opérationnel comme pivot trésorerie.
Levier pivot santéActive 2026
BAT-TH-116
GTB classe A ou B avec commande d'éclairage intégrée
La GTB hospitalière est un système de site complet (HVAC + éclairage + sécurité incendie + fluides médicaux). Quand elle pilote l'éclairage selon les classes définies par la NF EN ISO 52120-1, le forfait BAT-TH-116 est mobilisable, et il est dimensionnant pour un CH 200 lits.
Forfait kWhc
Calcul fonction de la surface tertiaire couverte et du niveau de classe GTB atteint
Conditions clés
Système GTB classe A ou B selon NF EN ISO 52120-1
Commande d'éclairage intégrée (gradation, scénarios par zone, détection)
Mise en service avec audit de conformité par bureau de contrôle
Archivage dossier CEE 5 ans, contrôle qualité aléatoire possible
Active depuis 01/01/2026
BAT-TH-163
Pompe à chaleur (PAC) air/eau tertiaire : couplage chauffage si dossier rénovation thermique
Active depuis le 1er janvier 2026 (arrêté 06/09/2025). Forfait CEE (certificats d'économies d'énergie) multiplié par 3 si la PAC remplace une chaudière fossile, jusqu'au 31/12/2030. Pas de financement éclairage direct, mais s'intègre dans un dossier de rénovation thermique global (cogénération, réseau de chaleur).
Forfait fonction de la puissance thermique nominale, COP ≥ 3,4 pour PAC > 400 kW
À expertiser
Art. 39 decies
Suramortissement énergie pour CH privé et ESPIC
Mécanisme fiscal de déduction supplémentaire applicable à certains équipements de production d'énergie et de réduction des consommations. Périmètre éclairage à expertiser au cas par cas avec un fiscaliste, l'éligibilité dépend du couplage avec d'autres travaux (HVAC, isolation, GTB).
Les Agences régionales de santé pilotent des appels à projets transition énergétique et performance environnementale des établissements (volet rénovation thermique et énergétique). Le relamping y rentre en sous-dossier d'un projet GTB ou rénovation globale.
Subvention 20 à 40 % du HT selon dossier et axe régional
02
ANAP — Plan d'investissement Hôpital
L'Agence nationale d'appui à la performance accompagne les CH publics sur les plans d'investissement pluriannuels. Le relamping y figure comme sous-poste d'un projet patrimonial ou GTB, rarement isolé.
Co-financement national variable
03
Tiers-financement et leasing opérationnel
Pour les CH publics qui ne peuvent porter l'investissement initial, un leasing opérationnel sur 6-8 ans avec maintenance incluse bascule la dépense en charges d'exploitation étalées. Pour le secteur privé, location financière classique IFRS 16.
Aucune sortie de trésorerie initiale, mensualité couverte par les économies dès la première année dans la majorité des cas
04
Fonds vert et CPER — volet santé
Sur certaines régions, le contrat de plan État-région flèche des enveloppes spécifiques sur la rénovation énergétique des bâtiments publics, hôpitaux inclus. À vérifier avec la DREAL et la collectivité de rattachement (département, région).
20 à 50 % selon dossier et région
Aller plus loin
Cas types et comparatif fiches CEE par segment
Le dossier financement détaille les cas types bureaux, atelier industriel, logistique 3×8 et collectivité, avec les forfaits CEE applicables et les alternatives de financement post-arrêté article par article.
Dix étapes pour relamper sans interrompre les soins
Le phasage hospitalier répond à une logique différente du tertiaire. Chaque zone a son rythme, sa fenêtre d'intervention, son interlocuteur médical. La direction des soins arbitre, le bureau d'études santé séquence, l'installateur s'adapte. Six à douze mois sur un CH de 200 lits.
Sur le terrain
Pose nocturne 23h-5h en couloir, BAES sous tension par circuit indépendant.
Cartographie complète du parc avec mesure lux, IRC (indice de rendu des couleurs), UGR (indice d'éblouissement) existants. Identification des zones de soins (IRC ≥ 90 obligatoire), des zones communes (IRC ≥ 80) et des zones d'inspection couleur (laboratoires). Le bureau d'études santé est distinct du tertiaire générique : vérifier les références établissements.
02
Étude Dialux par typologie de zone
Simulation par couloir, chambre type, salle d'examen, bloc, laboratoire. Validation du Maintenance Factor cohérent avec un nettoyage hospitalier (poussières, désinfection chlorée). Précalcul du forfait BAT-TH-116 si GTB couplée.
03
Marché public ou consultation privée
CH public : marché formalisé (UGAP ou procédure adaptée selon montant), allotissement par zone géographique fréquent sur les CHU. CH privé : consultation 3 ou 4 fournisseurs avec spécifications techniques précises (IRC, anti-flicker, garantie). Délai 35 à 60 jours.
04
Phase 1 : zones non-soins en activité diurne
Bureaux administratifs, locaux logistiques, vestiaires, archives, salles de pause. Pose en horaire ouvré sans contrainte particulière. Représente 15 à 25 % du parc, sert de phase de calage des poses.
05
Phase 2 : couloirs et zones de circulation en horaire nocturne
Pose entre 23h et 5h pour limiter la gêne. BAES et BAEH conservés sous tension par circuit indépendant. Coordination avec la DSI hospitalière sur les coupures programmées par armoire.
06
Phase 3 : chambres patients en mode tournant
Chambre par chambre, sur transfert temporaire du patient ou pendant la sortie d'une chambre. La direction des soins valide le rythme, généralement 4 à 8 chambres par semaine sur 3 à 6 mois selon la taille du CH.
07
Phase 4 : salles d'examen et locaux médicaux
Pose en horaire de fermeture programmée du service (consultations sur rendez-vous, ralentissement nocturne). Test anti-flicker et IRC sur site avant remise en service. Validation par le médecin responsable du service.
08
Phase 5 : blocs opératoires en dernier
Pose pendant arrêt programmé du bloc (week-end prolongé ou semaine d'été). Coordination salle blanche stricte, IP65 obligatoire, validation infectiologie. L'éclairage chirurgical proprement dit (champ opératoire) est traité hors relamping ambiant.
09
Mise en service GTB et paramétrage scénarios
Couplage à la GTB de site. Programmation des scénarios jour / nuit / week-end / garde par zone. Ajustement de la gradation circadienne en gériatrie et soins palliatifs si tunable white retenu. Test sur cycle 7 jours avant réception.
10
Dépose certifiée et dossier CEE
Dépose sélective des tubes fluo et halogènes (filière Recylum). Bordereau de suivi de déchet conservé. Constitution du dossier BAT-TH-116 si GTB éligible : photos chantier géolocalisées, fiches techniques, attestation de conformité, calcul kWhc (kilowattheure cumac, unité officielle des CEE). Archivage 5 ans.
Huit questions des responsables travaux et directeurs techniques hospitaliers
Les questions qui reviennent en CME, en réunion de la direction des soins, en comité travaux d'une fédération hospitalière (FHF, FHP, FEHAP, UNICANCER).
Quels luminaires LED installer dans les zones de soins pour respecter l'IRC ≥ 90 imposé par la NF EN 12464-1 ?
La norme impose un IRC (indice de rendu des couleurs) supérieur ou égal à 90 dans toutes les zones d'examen et de soins (chambres en mode examen et traitement, salles d'examen général et spécialisé, pré-opératoire, bloc opératoire ambiant, laboratoires d'inspection couleur). Les gammes santé Trilux Aviella et Cuvia, Philips Signify Healwell et CoreLine MD, Zumtobel Caela et Mellow Light tertiary santé répondent à ce niveau avec un R9 supérieur à 50, indispensable pour la lecture des téguments. Vérifier la fiche photométrique fabricant et exiger un échantillon avant commande sur les gros lots. Pour les zones communes (couloirs, halls, salles d'attente), un IRC 80 reste conforme.
Comment garantir l'absence de flicker sur les LED en milieu hospitalier ?
Le flicker percent doit rester sous 5 % à toute fréquence, et le SVM (Stroboscopic Visibility Measure) sous 0,4 selon la norme CEI TR 61547-1. Cela implique un driver de qualité, généralement constant current avec filtrage actif, jamais un driver bas de gamme à découpage simple. À la réception, exiger un mesurage flickermètre (Pst LM ≤ 1) sur un échantillon de 5 % des luminaires posés. Sur les écrans de monitoring patient et les caméras d'endoscopie, un flicker non maîtrisé génère un effet stroboscopique qui peut perturber l'interprétation médicale.
Faut-il un éclairage circadien dans tous les services hospitaliers ?
Non. La norme NF EN 12464-1:2021 reconnaît dans son annexe B informative les effets non visuels de la lumière (mélanopique), mais elle ne prescrit pas de valeurs chiffrées en hôpital de soins aigus. La pertinence du tunable white (température de couleur variable de 2 700 à 6 500 K sur la journée) est démontrée en gériatrie, soins palliatifs et services de psychiatrie. En soins aigus généraux, le rapport coût-bénéfice n'est pas tranché. À budget contraint, prioriser la conformité IRC 90 et anti-flicker avant le circadien dynamique.
Comment financer un relamping hospitalier après la suppression des fiches CEE intérieur le 25 février 2026 ?
Trois leviers principaux. Premièrement, BAT-TH-116 (GTB classe A ou B intégrant la commande d'éclairage) reste pleinement actif après l'arrêté du 23 février 2026 et peut couvrir un projet hospitalier dimensionnant. Deuxièmement, le suramortissement art. 39 decies pour les CH privés et ESPIC, à expertiser avec un fiscaliste sur le périmètre éligible. Troisièmement, le leasing opérationnel sur 6 à 8 ans avec maintenance incluse bascule l'investissement en charges d'exploitation étalées et permet le déclenchement du projet sans tension de trésorerie. Les appels à projets ARS et programmes ANAP viennent en complément, rarement en levier principal.
Comment phaser un relamping sans rupture de soins dans un CH de 200 lits ?
Le phasage type s'étale sur 6 à 12 mois en cinq phases. Phase 1 : zones non-soins en horaire ouvré (15 à 25 % du parc, calage des poses). Phase 2 : couloirs et circulations en horaire nocturne 23h-5h (BAES/BAEH conservés sous tension par circuit indépendant). Phase 3 : chambres patients en mode tournant, 4 à 8 par semaine, sur transfert ou sortie de chambre. Phase 4 : salles d'examen sur fermeture programmée du service. Phase 5 : blocs opératoires en dernier sur arrêt programmé (week-end prolongé ou semaine d'été). La direction des soins valide le rythme et arbitre les conflits avec les services en activité.
Les BAES et BAEH doivent-ils être remplacés en même temps que le relamping ?
Pas systématiquement. Les blocs autonomes d'éclairage de sécurité (BAES) et d'éclairage d'habitation (BAEH) constituent un circuit indépendant alimenté par batterie autonome, avec sa propre logique de signalisation. Si le parc BAES/BAEH est récent et conforme à la NF C 71-800 (BAES) et NF C 71-820 (BAEH), il reste en place sous tension pendant le chantier. La fenêtre de remplacement des BAES est d'environ 4 ans (durée de vie batterie), elle peut être désynchronisée du relamping général. Bonne pratique : auditer l'état des BAES en parallèle de l'audit photométrique et caler la dépense globalement sur 2 à 3 ans.
L'éclairage du bloc opératoire entre-t-il dans le périmètre relamping ?
Partiellement. L'éclairage chirurgical proprement dit (lampes scialytiques, champ opératoire 10 000 à 100 000 lx) relève de l'équipement médical au sens IEC 60601 et s'achète sur un budget biomédical séparé, avec maintenance dédiée. L'éclairage général ambiant du bloc (1 000 à 1 500 lx, IRC ≥ 90, IP65, anti-flicker strict, CCT 3 800-4 000 K) entre dans le périmètre relamping classique. Les deux systèmes sont coordonnés mais distincts, et le marché de relamping ne porte généralement que sur l'ambiant.
Comment prouver la conformité NF EN 12464-1 santé à un audit ARS ou ANAP ?
Trois pièces sont attendues. Premièrement, le calcul photométrique Dialux ou Relux par zone homogène, avec Maintenance Factor justifié, signé par un éclairagiste. Deuxièmement, les fiches techniques fabricant des luminaires posés (mention IRC, R9, UGR (indice d'éblouissement) mesuré, classe de risque photobiologique CEI 62471, anti-flicker SVM/Pst LM, IP, IK). Troisièmement, le procès-verbal de réception avec mesures lux et IRC sur site par zone (luxmètre étalonné), validé par le bureau d'études et le bureau de contrôle. L'archivage est de 5 ans minimum, aligné sur le dossier BAT-TH-116 si mobilisé. Les contrôles ARS portent surtout sur les zones de soins (IRC 90, niveau lux examen 1 000 lx) et la sécurité (BAES/BAEH).
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Décrivez le nombre de lits, la surface, le mix de services et la GTB existante. Un éclairagiste santé qualifié de notre réseau revient avec le préchiffrage par zone, le levier BAT-TH-116 ou suramortissement applicable, et la cartographie des appels à projets ARS et programmes ANAP mobilisables sur votre territoire.