Aller au contenu
Simulateur

PAC tertiaire · Hôtellerie 1 à 5 étoiles

PAC hôtel : 80 chambres amorties en 7,2 ans

Trois typologies d'hôtellerie face à la bascule PAC (pompe à chaleur), profil saisonnier de consommation, ECS (eau chaude sanitaire) forte (100-150 L/chambre/jour à 60 °C avec choc thermique anti-légionelles), cas type chiffré sur un hôtel milieu de gamme 80 chambres 4 200 m², cumul des programmes énergie groupe (Accor Net Zero, IHG Journey to Tomorrow) avec les CEE (fiches BAT-TH-163 PAC ×3 et BAT-TH-116 GTB).

01 · Trois typologies d'hôtels

Le standing détermine la solution technique et le tempo d'amortissement

Un hôtel économique 1-2★ arbitre selon la marge unitaire chambre. Un hôtel milieu de gamme 3-4★ arbitre selon le RSE groupe et les avis clients. Un hôtel haut de gamme 5★ et palace arbitre selon les standards de confort patrimoniaux. Le bonus × 3 BAT-TH-163 reste capté dans les trois cas, mais la solution technique et le surcoût patrimonial diffèrent.

Profil d'établissement

Hôtel économique 1-2 étoiles (B&B Hotels, Ibis Budget, Première Classe)

Enjeu opérationnel

Marge nette serrée, charges d'exploitation énergétiques lourdes, revenu par chambre disponible limité, contraintes de franchise sur les travaux

Solution technique retenue

PAC air/eau réversible 80-150 kW + ECS (eau chaude sanitaire) thermodynamique 30-40 kW + GTB classe B ou A simple

Profil d'établissement

Hôtel milieu de gamme 3-4 étoiles (Mercure, Novotel, Best Western)

Enjeu opérationnel

Confort client déterminant pour les avis Booking et Tripadvisor, exigences RSE du groupe (Accor Net Zero 2050), pression de la directive CSRD

Solution technique retenue

PAC cascade haute température 200-400 kW + ECS thermodynamique dédiée 50-100 kW + GTB classe A pilotage centralisé des chambres

Profil d'établissement

Hôtel haut de gamme 5 étoiles et palace (Pullman, Sofitel, MGallery)

Enjeu opérationnel

Standards de confort luxe (silence, ECS quasi instantanée, climatisation individuelle), contraintes patrimoniales fréquentes

Solution technique retenue

PAC eau/eau géothermique ou cascade air/eau ultra-silencieuse + ECS thermodynamique sécurisée + GTB classe A multi-zone individuelle par chambre

À retenir

Synthèse réglementaire et financière : PAC hôtellerie

  • 01 · ECS intense

    Profil ECS (eau chaude sanitaire) hôtel 3-4★ 100-150 L/chambre/jour à 60 °C, soit 8-12 m³/jour pour 80 chambres. PAC ECS dédiée 30-100 kW + ballon 1 500-3 000 L lisse le pic matinal. Choc thermique anti-légionelles automatisé via GTB (arrêté 30/11/2005).

  • 02 · Levier principal

    Couplage BAT-TH-163 ×3 + BAT-TH-116 GTB classe A multi-zone capte 45 % de l'investissement (110 k€ sur 245 k€). Le bonus ×3 est borné au 31/12/2030. BAT-TH-163.

  • 03 · Financement groupe

    Les programmes énergie groupe (Accor Net Zero 2050, IHG Journey to Tomorrow, Marriott Serve 360) financent partiellement les rénovations énergétiques des hôtels franchisés. Cumul sans minoration avec les CEE BAT-TH-163 + BAT-TH-116.

02 · Cas type chiffré

Hôtel 3-4★ 80 chambres 4 200 m² : bascule chaudière gaz vers PAC cascade + ECS dédiée

Hôtel milieu de gamme 3-4 étoiles, chaîne intégrée, 80 chambres, 4 200 m² de surface hors oeuvre nette, construit en 2005. Chaudière gaz collective 220 kW (10 ans d'âge, 240 MWh PCI par an soit 21 000 m³ de gaz par an). Eau chaude sanitaire produite par sous-station chaudière, stockage 2 ballons de 1 000 litres (8 m³/jour à 60 °C en moyenne, pic à 14 m³/jour les week-ends en pleine occupation). Climatisation des chambres par splits individuels à débit de réfrigérant variable (35 000 kWh électricité par an). Tarif gaz professionnel 0,11 €/kWh PCI, tarif électricité jaune 0,22 €/kWh.

Amortissement global avec couplage GTB

7,2 ans

Avec cumul CEE BAT-TH-163 × 3 (PAC + ECS) + BAT-TH-116 (GTB classe A multi-zone). Sans couplage GTB : 11,1 ans. Les CEE couvrent 45 % de l'investissement combiné.

02bis · Trois scénarios d'amortissement

L'amortissement passe de quinze ans à sept selon le levier activé

Sur le même hôtel milieu de gamme 3-4★ 80 chambres 4 200 m² du cas type ci-dessus, trois durées d'amortissement selon le levier activé : sans CEE (A), avec BAT-TH-163 ×3 + BAT-TH-116 GTB et ECS dédiée (B), ou couplé à une rénovation thermique d'enveloppe et aux programmes énergie des groupes hôteliers (C).

Scénario A

Bascule PAC (pompe à chaleur) sans financement CEE (hors champ ×3)

14-15 ans

Investissement de 245 k€ HT amorti uniquement par l'économie de facture de 16 900 €/an. La contrainte eau chaude sanitaire forte et le pilotage GTB multi-zone alourdissent l'équation. Correspond à un remplacement de pompe à chaleur existante par une nouvelle pompe à chaleur, ou à une installation hors champ BAT-TH-163.

Hypothèses internes, estimation à confirmer par audit

Scénario B · Recommandé

BAT-TH-163 (fiche CEE pompe à chaleur tertiaire) ×3 + ECS (eau chaude sanitaire) dédiée

7,2 ans

La fiche CEE BAT-TH-163 (pompe à chaleur tertiaire) applique le coefficient ×3 jusqu'au 31 décembre 2030 si la PAC remplace une chaudière fossile gaz ou fioul. Couplage avec la fiche BAT-TH-116 (gestion technique du bâtiment) classe A multi-zone. Prime totale 110 k€, soit 45 % de l'investissement total. PAC ECS (eau chaude sanitaire) dédiée 75 kW avec ballon 2 000 litres et choc thermique automatisé (arrêté du 30 novembre 2005 légionelles).

Arrêté du 6 septembre 2025 JORFTEXT000052212366 + Arrêté du 22 décembre 2023 BAT-TH-116

Scénario C · Rénovation globale

Couplage avec rénovation thermique de l'enveloppe

5-7 ans

Couplage avec rénovation thermique de l'enveloppe (isolation extérieure par l'extérieur, remplacement des menuiseries, ventilation double flux) qui réduit les besoins de chauffage de 30 à 40 %. Le financement groupe (Accor Net Zero 2050, IHG Journey to Tomorrow, Marriott Serve 360) prend partiellement en charge les rénovations énergétiques des franchisés. Montage optimal pour l'hôtellerie 3-4 étoiles intégrée.

Arrêté du 6 septembre 2025 + Arrêté du 22 décembre 2023 BAT-TH-116 + programmes énergie groupes hôteliers

03 · Profil saisonnier hôtel

Trois saisons, trois régimes de pilotage PAC

Le profil de consommation énergétique d'un hôtel diffère profondément du tertiaire de bureaux : occupation variable selon la saison, eau chaude sanitaire sollicitée toute l'année avec deux pics quotidiens, climatisation en pleine charge l'été, chauffage en pleine charge l'hiver. Une GTB (gestion technique du bâtiment) classe A qui pilote la pompe à chaleur en fonction de la saison et du taux de remplissage améliore le coefficient de performance (COP) saisonnier de 10 à 15 % par rapport à un pilotage fixe.

Saison Taux occupation typique Eau chaude et besoins thermiques Régime de pilotage GTB
Été (juin-août) 85-95 % Pic ECS douches matin et soir, climatisation en pleine charge PAC en mode froid (réversible) pour la climatisation des chambres, PAC ECS en pleine charge. Bascule automatique pilotée par la GTB.
Mi-saison (avril-mai, septembre-octobre) 60-75 % ECS modérée, chauffage léger en soirée, climatisation occasionnelle PAC en mode chauffage léger ou neutralisée, ECS prioritaire. Coefficient de performance saisonnier optimal.
Hiver (novembre-mars) 50-70 % (variable selon la localisation) ECS en forte demande, chauffage en pleine charge, pas de climatisation PAC chauffage en pleine charge, redondance chaudière gaz activée si pic de grand froid (en dessous de -5 °C). ECS prioritaire.

Vos questions

Six questions de directeurs d'hôtels et de responsables patrimoine sur la bascule vers la PAC

Le coefficient ×3 de la fiche BAT-TH-163 s'applique-t-il en hôtellerie ?

Oui, sans réserve sectorielle. La fiche BAT-TH-163 cible le tertiaire au sens large, et l'hôtellerie entre dans la catégorie "tertiaire commercial avec hébergement" couverte par la fiche. Les conditions sont identiques au reste du tertiaire : bâtiment existant depuis plus de deux ans, PAC (pompe à chaleur) remplaçant une chaudière fossile (gaz, charbon ou fioul), rendement énergétique saisonnier (ETAS) supérieur ou égal à 111 % en moyenne température ou à 126 % en basse température. Les hôtels figurent parmi les cibles prioritaires des obligés CEE (certificats d'économies d'énergie) en 2026, car ils consomment typiquement entre 250 et 400 kWh par mètre carré et par an entre chauffage, eau chaude sanitaire et climatisation.

Comment gérer la pose d'une PAC dans un hôtel en exploitation continue ?

Trois solutions selon le standing. Première option : phasage hors basse saison (avril-juin pour un hôtel de station de ski, octobre-décembre pour un hôtel balnéaire, juillet-août pour un hôtel urbain d'affaires). Chantier de 8 à 12 semaines coordonné avec les équipes commerciales. Deuxième option : centrale provisoire mobile (chaudière gaz louée de 200 à 400 kW) pendant la pose, pour un coût de 8 000 à 15 000 euros sur huit semaines, avec maintien du service à 100 %. Troisième option : maintien de la chaudière existante en parallèle pendant la phase de bascule de un à deux mois, puis arrêt définitif. Pour un hôtel haut de gamme qui exige zéro impact perceptible par le client, les options deux ou trois s'imposent. Pour un hôtel économique, l'option un hors basse saison reste viable avec un plan de communication préalable.

PAC ECS thermodynamique en hôtel : comment dimensionner pour une production d'eau chaude intense ?

Un hôtel 3-4 étoiles consomme entre 100 et 150 litres d'eau chaude par chambre et par jour à 60 °C, soit 8 à 12 mètres cubes par jour pour 80 chambres. Le pic matinal entre 7 h et 9 h concentre 60 % du volume journalier. Une PAC ECS (eau chaude sanitaire) dédiée de 30 à 100 kW selon le profil, couplée à un ballon de 1 500 à 3 000 litres, lisse ce pic sans nécessiter un surdimensionnement de la PAC principale. Le choc thermique anti-légionelles est obligatoire pour tout stockage supérieur à 400 litres (arrêté du 30 novembre 2005 modifié) et s'automatise via la GTB classe A. Pour les hôtels haut de gamme qui exigent une eau chaude quasi instantanée (pression constante, débit garanti), prévoyez un surdimensionnement de 20 % et un appoint électrique pour les pics exceptionnels.

Mon hôtel est dans un immeuble haussmannien soumis à l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France : est-ce compatible avec une PAC ?

Oui, sous réserve de respecter les contraintes patrimoniales. L'unité extérieure doit rester invisible depuis la voirie : intégration en cour intérieure, en toiture-terrasse non visible ou dans un local technique enterré ventilé. Le niveau sonore est plafonné à 50 dB(A) à 1 mètre (NF EN 12102 et arrêté bruit). Pour tout site situé à moins de 500 mètres d'un monument classé, la validation préalable de l'ABF (Architecte des Bâtiments de France) est obligatoire. Dans ce cas, privilégiez la PAC eau/eau géothermique (sans unité extérieure, forage discret) ou la PAC air/eau en version ultra-silencieuse (certains modèles descendent sous 35 dB(A) à 1 mètre en mode nuit). La contrainte patrimoniale représente un surcoût de 15 à 30 % par rapport à une PAC standard.

Le bonus ×3 BAT-TH-163 et la fiche BAT-TH-116 sont-ils cumulables avec les fonds énergie Accor, IHG ou Marriott pour un hôtel franchisé ?

Oui, et c'est même le montage optimal pour un hôtel franchisé. Les grands groupes hôteliers (Accor avec son programme Net Zero 2050, IHG avec Journey to Tomorrow, Marriott avec Serve 360) financent partiellement ou totalement les rénovations énergétiques de leurs franchisés via des fonds dédiés ou des prêts à taux préférentiel. Ces financements se cumulent sans minoration avec les CEE (BAT-TH-163 et BAT-TH-116). Interrogez explicitement votre correspondant brand sur le programme énergie en cours pour la période 2026-2030 : depuis l'entrée en vigueur de la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) en 2024, la majorité des groupes ont accéléré leurs trajectoires de décarbonation.

Quel est le coût de maintenance annuelle d'une PAC hôtel comparé à une chaudière gaz ?

Pour une PAC hôtel de 200 à 400 kW avec ECS dédiée et GTB classe A multi-zone, un contrat de maintenance P1-P2-P3 toutes prestations représente entre 7 000 et 12 000 euros par an HT. Une chaudière gaz de puissance équivalente se situe entre 4 500 et 8 000 euros par an HT. Sur vingt ans de durée de vie, la PAC reste 30 à 50 % plus onéreuse en maintenance, mais cet écart est compensé par les économies de facture énergétique (rapport ×2 à ×3 selon le mix électricité/gaz et le pic hivernal), une durée de vie du matériel plus longue et une fiabilité supérieure (moins de pannes correctives). Exigez dans le contrat installateur une clause de garantie de performance sur le rendement énergétique saisonnier (ETAS) et, pour un hôtel haut de gamme, une clause de disponibilité garantie avec intervention sous deux heures.

Votre établissement

Votre hôtel : 7,2 ans d'amortissement en couplant CEE, GTB multi-zone et programme groupe